ADN : Annick De Nulle part

Dimanche 4 avril 2010, par Annick Lebédyk, Ivan Joseph // La petite fille à côté

Avec pour nom Revet, Annick crevait. Les choses ne sont-elles finalement pas mieux ainsi. Même sans compassion, même sans chaleur humaine. Même toutes chargées de cette pesante histoire, pesante de cette peur, de cette appréhension des hommes, de la lâcheté des hommes.
Et puis, tous les hommes sont-ils bien lâches ? N’y en a-t-il pas qui tiennent, qui tiennent le coup et jusqu’à celui de leurs promesses. Et puis, les hommes seraient-ils seuls à être lâches ou pouvoir l’être ? N’existe-t-il pas aussi des femmes sans courage ? D’anciennes petites filles aussi bien ? Et sans que ni les uns les unes soient pour autant plus condamnables que tous les autres ?...
Plus condamnables.
Plus excusables.
L’homme lâche revêt son habit de respectabilité. L’homme lâche exige des excuses pour sa condamnation. L’homme lâche se soustrait au jugement de sa fille. Qu’importe, ses pairs le reconnaissent. Ce père méconnaissant.

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